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Soirée grands reporters – Le Liban est-il condamné à la guerre à perpétuité ?

Vendredi 9 octobre à 21h – Pavillon – Place Gauquelin Despallières

La Scam parraine pour la huitième année consécutive la Soirée Grands Reporters, moment fort du Prix Bayeux.

Cinquante ans déjà que le Liban vit un état de guerre permanent. En 1975, la guerre civile qui éclate entre communautés religieuses est attisée par les retombées des conflits israélo-arabes. En témoigne la naissance du Hezbollah dans le sud du pays qui se veut une réponse de la communauté chiite soutenue par l’Iran aux attaques israéliennes.

Depuis, le Liban ne connait plus la paix : un territoire meurtri, une population sous tension, une souveraineté fragmentée, un état fragilisé, un Hezbollah armé et à l’échelle internationale, les exigences israéliennes croisent les intérêts américains. L’expression « conflit de basse intensité » semble avoir été inventée pour définir les guerres du Liban. Encore faut-il s’entendre sur la mesure de basse intensité. Ces derniers mois, la guerre entre les Etats-Unis, l’Iran et Israël rappelle que la violence militaire n’a pas disparu : frappes ciblées, quartiers détruits, drones et missiles dans le ciel de Beyrouth. Les cessez le feu ne sont que des titres pour les bandeaux des chaines infos. La réalité du terrain est tout autre ; ça ne s’arrête jamais. En devenant intemporelles et en s’installant dans la durée, les guerres successives ne produisent plus de victoires, de traités susceptibles de garantir un équilibre ; au contraire, elles épuisent les populations et l’Etat, les éprouvent, les pervertissent, les détruisent à petit feu. Naît alors une zone grise de l’instabilité bien plus pernicieuse qu’une défaite militaire quand s’écroulent les infrastructures et les institutions et que la population choisit l’exil.

Au Liban, la guerre a-t-elle fini par devenir une composante structurelle de l’Etat ? Une nation qui ne reposerait que sur sa capacité à garantir sa propre sécurité ? Dans cette guerre banalisée et quotidienne, le Liban ne risque-t-il pas tout simplement de disparaître ? Et qui s’en soucie ? Qui parle de la population libanaise, de ses souffrances, de ses aspirations ? De cet Etat en déliquescence ? Le Liban est-il condamné à la guerre à perpétuité ?

Une soirée préparée et animée par Éric Valmir, en présence d’Arthur Sarradin, Caroline Hayek, Sofia Amara, Philippe Rochot, Wissam Charaf et Ayman Mhanna.

Remise des Prix Bayeux 2026

Samedi 10 octobre à 18h30 – Pavillon – Place Gauquelin Despallières

Présentée par Nicolas Poincaré
Cette année, Steven Wassenaar et Didier Dahan, représentent LaScam au sein du jury du Prix international de journalisme.