Feurat Alani, lauréat du prix Albert Londres en 2019, est devenu journaliste par besoin viscéral de raconter l’injustice et témoigner d’un monde qui bascule. Dans ce texte, il s’interroge : pour qui écrit-on, vraiment, quand l’information est prise entre tumulte, défiance et quête de sens ?

En 2003, lorsque j’ai choisi d’embrasser ce métier (car j’éprouvais de l’amour pour le monde des reporters), je savais pourquoi je le faisais et pour qui. D’abord pour raconter l’injustice qui se déroulait sous mes yeux. Mon pays d’origine, l’Irak, s’effondrait par une invasion illégale d’une dictature, soumise à douze ans d’embargo, en déliquescence. Je le faisais pour que les Irakiens ne soient pas oubliés. Je ne me suis pas lancé pour assouvir mes fantasmes autour du reportage, ni pour sortir des bureaux cloisonnés ou en open space, pas seulement pour arpenter des plaines sauvages à la Nicolas Bouvier, mais en premier lieu pour raconter mon monde qui bascule, me confronter aux autres moi, rencontrer des personnages hauts en couleur, dénoncer l’injustice. Un besoin viscéral et irrésistible.

Je dois l’admettre, devenir journaliste est une contradiction. C’est être égoïste et altruiste en même temps. C’est écrire pour soi pour mieux écrire les autres. Avec le temps, ce sentiment du moi passe. La réalité du terrain vient le chasser. On se rend compte que le journalisme fonctionne en cercles concentriques. Le premier cercle, c’est nous. On rapporte ce que l’on voit, entend et récolte. On écrit. On signe. On appose son nom à sa plume, on la porte en flambeau, on l’associe à sa voix. Puis vient le deuxième cercle. C’est la rédaction, les consœurs et confrères qui vous lisent ou relisent. Puis le troisième, le public, ceux qui s’informent, reçoivent l’information. Cela peut continuer ainsi en cercles plus lointains, plus spécifiques : gouvernement, justice, etc.

Plus le temps va, plus on accepte l’idée qu’être journaliste, c’est admettre que l’on ne sait pas mais que l’on va tout tenter pour comprendre et faire comprendre. C’est se porter garant pour celles et ceux qui ne savent pas non plus. C’est aussi construire un pont entre deux mondes qui s’ignorent. C’est in fine aller voir de ses propres yeux ce que l’on ne sait pas pour ceux qui veulent savoir et ceux qui ne veulent pas que l’on sache. Alors, si je ne travaille pas pour moi, pour qui ? Peut-être pour celui que j’aurais été si je n’avais pas pu devenir journaliste. Et donc pour l’altérité.

Mais revenons concrètement à la question qui nous est posée. Pour qui travaillent les journalistes ?
Et si nous posions la questions à l’envers ? Pour qui les journalistes ne travaillent-ils pas ?

Les journalistes ne sont pas censés travailler pour des intérêts particuliers ou pour des groupes d’influence. Ni pour des partis politiques, des entreprises, des organisations gouvernementales, des groupes de pression ou des individus influents pour promouvoir leurs intérêts personnels. Les journalistes doivent être indépendants dans leur travail et se concentrer sur la collecte et la diffusion d’informations impartiales, précises et équilibrées pour permettre au public de se forger sa propre opinion. Ils doivent respecter un code de déontologie qui leur impose des règles éthiques et professionnelles strictes, telles que la recherche de la vérité, l’exactitude, l’équité, l’indépendance, la transparence et le respect de la vie privée.

Est-ce utile de le rappeler ? Les journalistes travaillent pour le public, pour l’intérêt général.

Plus le temps va, plus on accepte l’idée qu’être journaliste, c’est admettre que l’on ne sait pas mais que l’on va tout tenter pour comprendre et faire comprendre.

La défiance envers les journalistes, un nouveau défi

Oui mais, car il y a un « mais », cela ne semble plus si évident. Aujourd’hui, 17 ans après avoir commencé ma carrière, j’ai l’impression de pratiquer deux métiers. Celui qui consiste à être journaliste, et celui qui consiste à justifier le fait de l’être. Ce phénomène n’est pas nouveau. La défiance envers les journalistes est exponentielle tout en constatant une désaffection corrélée et grandissante des citoyens pour l’information. « Il y en a tellement ». « Elle ne s’arrête jamais ». « Nous sommes noyés dans le vrai et le faux ». À l’ère des fake news, des réseaux sociaux, il devient très complexe de démêler ce vrai du faux, ce faux du vrai. Face à cette submersion de vérités et de mensonges, beaucoup abandonnent l’information et conspuent notre rôle.

Je ne compte plus le nombre de fois où l’on m’a asséné des vérités obscures. « Tout cela vous dépasse vous les journalistes, vous ne contrôlez rien. Les grands groupes sont au-dessus de vous, ils tirent les ficelles » m’oppose-t-on régulièrement, au cours de discussion avec des amis, avec des inconnus, ou encore avec des élèves lors de rencontres ou d’ateliers d’écriture qu’il m’arrive d’oser. À chaque fois, je suis effaré, heurté, blessé. On mélange tout. Le complot est partout, évident, explicite. Prendre un peu de « vrai » pour en faire une généralité. Mais ce « vrai » existe.

Le discours sur la concentration des médias dans les mains de quelques industriels, je ne peux le contester. Que François Pinault ou la famille Dassault contrôlent respectivement le Point et le Figaro, que Bolloré détienne les groupes Vivendi, Havas et Canal-plus, et donc sa chaine d’information en continu, est officiel, indéniable. Cela pose-t-il le problème des interférences possibles des actionnaires dans la couverture de certains champs de l’actualité ? Bien-sûr. Prenons le cas de Vincent Bolloré justement. En mai 2015, nos confrères Jean-Pierre Canet et Nicolas Vescovacci travaillaient pour Canal-Plus. Leur documentaire sur le Crédit Mutuel-CIC avait été déprogrammé par Vincent Bolloré, à la demande du président de cette banque. Cette censure scandaleuse fait partie de ce qui alimente la défiance du citoyen vis-à-vis des grands médias. Mais ce que les détracteurs des journalistes oublient souvent, c’est que la presse est un vaste monde. Quid des chaînes publiques et des nombreux médias indépendants ? Faut-il rappeler que quelques semaines après cette censure de Canal-Plus, le documentaire des deux journalistes a été diffusé sur France 3, sur le service public ? Oui, la liberté de la presse est régulièrement menacée par ce genre de d’affaires, mais il existe de nombreux foyers de résistance à ce genre de pratique. Et ce scandale parmi d’autres remet au premier plan la question de l’indépendance des médias qui, comme nous pouvons le constater, n’est jamais acquise. C’est un mouvement vivant, constamment poussé dans ses retranchements. L’ONG Reporters sans frontières s’était par ailleurs inquiétée fin 2017 d’un « cas de censure » concernant le Togo sur Canal-Plus. Encore une fois, Bolloré…

Après avoir été diffusé dans l’émission « L’Effet papillon », un reportage consacré à des manifestations qui se multipliaient au Togo contre le président a été supprimé sans explication des plateformes de replay de la chaîne. Comble de l’ironie, quelques jours plus tard, à 7h du matin, la chaîne cryptée diffuse une vidéo sans titre, sans signature qui, selon le CSA, fait « un éloge appuyé de la politique économique menée par le gouvernement d’un État africain, en mentionnant sa stabilité politique ». Cet État, c’est le même Togo, pays dans lequel Vincent Bolloré est soupçonné de corruption.

Cette affaire, parmi d’autres, jette l’opprobre sur notre métier. Elle sert de nourriture  avariée à ceux qui le vomissent. Souvent, nous faisons face à l’essentialisation des pratiques journalistiques, ramenées constamment à ce genre d’histoires. Certes, elles existent. Elles restent minoritaires. Les généraliser serait une injustice. Tout comme l’acte de réduire un corpus à une seule de ses dérives : essentialiser, c’est coller une étiquette très difficile à enlever. À l’heure des fake news, où d’innombrables voix détiennent de plus en plus « leur » vérité, le sujet de l’indépendance des médias reste plus que jamais un combat. Et ce combat commence par les mots. Les généralités mènent très souvent au sophisme dont sont adeptes les conspirationnistes auxquels j’ai régulièrement affaire. « Vous, LES journalistes. Eux, LES actionnaires. Nous, LES victimes ». Dans mes discussions avec mes détracteurs, mon premier argument est basique, poli : s’il vous plaît, commencez par dire « des » plutôt que « les », voulez-vous bien ?

Mutation du métier et nouvelles menaces

Indubitablement, ces discussions sont importantes. Elles ont le mérite d’exister dans notre démocratie. Elles posent question. Il faut les regarder en face, avoir le courage que requiert l’autocritique, observer son environnement, s’adapter aux évolutions du temps. Le paysage médiatique a considérablement changé au cours des dernières décennies, en grande partie en raison des transformations technologiques et des nouveaux modes de consommation de l’information. Cela a également entraîné des changements dans la perception du journalisme. Le paradoxe est palpable au quotidien. Jamais dans l’histoire du journalisme, l’accès aux informations n’a été aussi important et malgré tout, jamais peut-être, il n’a été aussi difficile de savoir où chercher les bonnes sources, de les recouper, de les estimer. Comme les deux faces d’une même pièce, fascination et exécration sont indissociables. Dans les années vingt du deuxième millénaire, le journalisme semble désormais altéré par de nouvelles « avancées » technologiques. Il faut le reconnaître, dans leur globalité, ces avancées ont éloigné les gens de nous.

Le journalisme tel que nous l’avons connu peut sembler différent aujourd’hui, mais cela ne signifie pas nécessairement qu’il n’a pas d’avenir. Les principes fondamentaux du journalisme – vérification des faits, indépendance éditoriale, impartialité et rigueur professionnelle – restent essentiels pour fournir une information de qualité et crédible au public. C’est ce à quoi il faut s’accrocher. Cependant, la concurrence accrue dans le secteur des médias et la baisse des revenus publicitaires ont entraîné une réduction des budgets alloués à l’information et une pression croissante sur les journalistes pour produire plus avec moins de ressources.

Pour surmonter ces défis, les médias doivent s’adapter aux nouvelles réalités du « marché de l’information » en trouvant de nouvelles sources de financement et en développant des modèles économiques durables. Ils doivent également continuer à investir dans la formation et la qualité des contenus afin de maintenir leur crédibilité et leur pertinence dans un paysage médiatique en constante évolution. Et dans cet océan obscur est récemment arrivé une nouvelle menace pour le journalisme : l’intelligence artificielle.

Certains y voient une avancée, d’autres un recul. Je me pose la question. L’intelligence artificielle aura-t-elle la peau des journalistes ? Va-t-elle porter le coup final au journalisme ? Va-t-elle travailler pour nous ou allons-nous travailler pour elle ?

Leur émergence provoque déjà des bouleversements. En Allemagne par exemple, le groupe de médias Axel Springer a récemment annoncé des suppressions d’emplois chez le tabloïd Bild et le généraliste Die Welt, au motif que l’intelligence artificielle pouvait désormais « remplacer » les journalistes.

De fait, l’IA est déjà utilisée couramment dans les rédactions, notamment pour traduire des textes, retranscrire des fichiers sonores ou à l’inverse convertir en format audio du texte, voire produire du contenu simple. L’Agence France Presse reconnaît par exemple l’utiliser au service photo.

Heureusement, des journalistes ont enquêté, ce que ne peut pas (encore) faire l’intelligence artificielle. Sans surprise, parmi les limites constatées de l’IA durant cet exercice : une difficulté « à dessiner des tendances », à « faire une synthèse journalistique », l’insertion de passages entiers copiés sur Wikipédia, voire de mensonges. Alors, « intelligence » ou pas, « artificielle » ou pas, je continuerai, humainement, à poser des questions, à enquêter, à raconter l’Histoire, à écrire la première version de l’Histoire comme disait l’autre. Tâchons de nous assurer qu’elle ne soit pas écrite par l’intelligence artificielle. D’ailleurs, dans ce texte que je viens d’écrire, quelque part, un paragraphe a été rédigé par la célèbre application « Chatgpt ». Sauriez-vous le repérer ? Vous avez deux heures…ou plutôt deux secondes.

Ce texte a précédemment été publié dans l’ouvrage « Pour qui travaillent les journalistes ? – Les Prix Albert-Londres prennent la plume » aux Éditions de l’Aube – octobre 2023.

Feurat Alani est un journaliste, grand reporter français d’origine irakienne né le 5 décembre 1980 à Paris. Ancien correspondant à Bagdad, il collabore depuis 2012 avec Arte, où il se rend en Afghanistan, en Libye, dans la bande de Gaza, et depuis 2021 avec Mediapart sur des séries et enquêtes au long cours. Il est lauréat du prix Albert-Londres en 2019 pour son livre Le Parfum d’IrakFeurat a vécu une partie de sa jeunesse dans l’une des dix-huit tours de la cité Pablo Picasso de Nanterre. Son père Amir Alani, opposant politique à Saddam Hussein, est décédé en 2019 et il lui a dédié son prix Albert-Londres. Depuis 2023, il est l’auteur de deux romans. Un premier acclamé par la critique, Je me souviens de Falloujah, prix du roman Version Femina, prix de la littérature arabe, prix Senghor du premier roman francophone, prix Amerigo Vespucci et finaliste du prix Goncourt du premier roman. Une deuxième sortie pour la rentrée littéraire 2025, Le Ciel est immense, déjà prix Le Mans Antoine de Saint-Exupéry, Finaliste du Renaudot 2025, Finaliste du Renaudot des lycéens et dans la première sélection du prix de l’Académie Française.

[En]quête de vérité ! Retrouvez nous à Tours pour une rencontre en partenariat avec YouTube France et le Prix Albert Londres, pour échanger autour du lien entre journalisme et création de contenus.
#AJTours

Journalistes & créateurs de contenus : quelles spécificités ? Quelles coopérations ?

16h00 – 17h00 | Journalisme et création de contenu : quelles convergences ?

Avec Hervé Brusini, président du Prix Albert Londres, Walid Berrissoul, membre de la commission de journaliste de LaScam, Camille Lafrance, directrice de FakeOff Benoît Le Corre, journaliste indépendant (Benoît Le Corre) et Charlotte Vautier, journaliste indépendante (OK Charlotte).

17h00 – 18h00 | Les médias « traditionnels » à l’ère numérique : quelles stratégies en ligne ?

Avec l’APIG Camille Courcy, journaliste (Camille Reporter); Charles-Henry Groult, chef du service vidéo du Monde ; Justine Reix, journaliste indépendante (Justine Reix) et Justine Ryst, directrice générale de Youtube France

L’événement incontournable de la création web fête ses 10 ans ! Du 8 au 12 avril à Avignon, les créateurs, créatrices de contenus et les professionnels s’unissent pour mettre à l’honneur la création numérique à travers une programmation riche et variée : tables rondes, ateliers, masterclass, rencontres et temps de réflexion…

Table ronde « Comment durer sur les plateformes »

Jeudi 9 avril à 11h30, avec Manon Bril, Ludovic B et animée par Marianne Rigaux

Déjeuner LaScam & France·tv slash

Et annonce du palmarès des bourses Brouillon d’un rêve Impact 2026

Jeudi 9 avril à 12h45, au Grand Café Barretta

Atelier « Droit d’auteur et contrat pour la création de contenus : mode d’emploi »

Vendredi 10 avril à 11h, avec Aurélie Guilloteau, responsable juridique audiovisuel et formes émergentes à LaScam

Remise du Prix de la Vulgarisation 2026

Vendredi 10 avril

Sylvqin, membre de la commission des écritures et formes émergentes de LaScam, remettra le Prix de la Vulgarisation 2026. Ce prix, l’un des cinq décernés dans le cadre du concours Accompagner l’Émergence organisé par Frames et doté de 1 500 euros, récompense l’auteur ou l’autrice d’une vidéo de vulgarisation à caractère culturel, historique ou scientifique.

Sans oublier les permanences de LaScam avec Cyril et Sherine, à la Panèterie !

Mercredi 8 avril de 15h30 à 16h30
Jeudi 9 avril de 15h15 à 16h15
Vendredi 10 avril de 10h00 à 11h00

LaScam se réjouit de l’adoption, ce jeudi 26 mars, par l’Assemblée nationale de la proposition de loi portée par le député Erwan Balanant, visant à renforcer l’effectivité des droits voisins de la presse. Elle appelle désormais les sénateurs et les sénatrices à l’adopter dans les mêmes termes.

Plus de six ans après la mise en place d’un droit voisin pour les entreprises de presse et d’un droit à une part appropriée et équitable de sa rémunération pour les journalistes et autres auteurices, il était nécessaire de mettre un terme aux différends qui ont émaillé les négociations avec les plateformes en ligne, faute d’une transparence suffisante sur les usages et les recettes d’exploitation en cause.

La proposition de loi adoptée ce jour met enfin un terme à ces carences en imposant des obligations de transparence financières et de fourniture de données d’utilisation. Elle crée ainsi un cadre plus équilibré pour la négociation des droits voisins de la presse. Qui plus est, elle impose aux entreprises de presse de communiquer ces informations aux représentants des journalistes et des auteurices pour la négociation de la part « appropriée et équitable » qui leur est due.

Dans ce contexte, LaScam salue l’engagement du Gouvernement à recourir à la procédure accélérée sur ce texte. L’adoption de cette proposition de loi par le Sénat, dans les mêmes termes, permettrait de garantir le paiement des droits dus à la presse, à ses journalistes ainsi qu’à ses auteurs et autrices, tout en renforçant la transparence des négociations. Ce texte poserait ainsi les bases d’une rémunération « équitable et proportionnée », essentielle à l’exercice du métier des journalistes et des créateurs et créatrices d’information.

Chères autrices, Chers auteurs,

Afin de mieux rémunérer les droits de diffusion de vos œuvres, les membres du conseil d’administration ont voté en juin dernier une réforme préparée depuis plusieurs années par les services de la Scam, sur la base d’études prospectives réalisées à partir des résultats de trois années d’exercice.

Cette réforme concerne les chaînes dites « historiques » : France 2, France 3 nationale et régions, France 5, Arte, TF1, Canal+ et M6. Vous constaterez, dès la répartition du mois de décembre, les premiers effets de cette évolution, avec une application progressive des nouvelles règles.

Nous vous en avions communiqué les détails dans votre espace connecté en octobre et souhaitons ici en rappeler les mécanismes.

Une revalorisation globale

Pour une revalorisation globale des tarifs minutaires de référence, un ajustement des règles de répartition a été élaboré en fonction de tranches horaires de diffusion – précisons que c’est la première minute de sa diffusion qui inscrit une œuvre dans son créneau horaire.

De nouveaux calculs en fonction des tranches horaires

Les tarifs minutaires de référence varieront donc en fonction des tranches horaires, avec une distinction entre chaînes publiques et privées, ces dernières étant soumises à des pratiques éditoriales et des modèles de financement différents. Ceci permet d’augmenter la rémunération des œuvres diffusées dans les tranches horaires de forte visibilité. Pour les autres tranches horaires, la rémunération sera en grande partie compensée par la hausse générale des tarifs minutaires.

Par ailleurs, pour permettre l’augmentation du tarif minutaire de référence, un taux d’abattement s’appliquera à toutes les rediffusions, quelle que soit la période de rediffusion.

Les règles inchangées

  • le barème de classement des œuvres en fonction de leur nature (documentaire unitaire et reportage d’investigation, série documentaire, série, reportage, etc. ) reste inchangé.
  • une prime de 20% s’applique à la primo-diffusion sur les chaînes historiques d’une œuvre inédite.
  • un abattement de 60% s’applique pour les rediffusions sur une même chaîne.
  • la rediffusion d’une œuvre primo-diffusée sur une autre chaîne historique, se voit appliquer les tarifs minutaires de référence, sans la prime de 20%.

Une mise en œuvre progressive en 2024-2025

Les premiers ajustements seront effectifs dès la répartition de décembre 2024, pour les diffusions du premier trimestre de cette année sur les chaînes concernées.

Pour une compréhension de ces nouvelles règles, nous vous invitons à consulter les tableaux ci-dessous. 

Tarifs minutaires de référence

Taux de répartition des primo-diffusions sur les chaînes historiques

Taux de répartition des œuvres ayant été précédemment diffusées sur une autre chaîne historique

Conscients de la complexité des calculs et de l’aspect technique de cette réforme, nous nous tenons à votre entière disposition pour toute question concernant ces ajustements et leur impact sur la répartition de vos prochains droits. Les services de la Scam restent à votre écoute, très attentifs aux effets de l’application de ces nouvelles règles destinées, répétons-le, à garantir une plus juste rémunération.

Très cordialement.

Rémi Lainé, réalisateur et président de la Scam
Hervé Rony, directeur général de la Scam

Pour toutes informations complémentaires, n’hésitez pas à consulter le barème audiovisuel et les règles de répartition ou à nous contacter relations.auteurices@scam.fr

Pour sa troisième édition, LaScam renouvelle ses rendez-vous du Printemps de l’action sociale. Nous vous proposons deux ateliers clés, en visioconférence, pour vous éclairer sur la déclaration de vos revenus et vos droits à la retraite.

Mardi 21 avril de 14h30 à 16h30

Comment déclarer vos revenus artistiques d’auteurice ?

Chaque année, au printemps, vous devez déclarer vos revenus en droits d’auteur et autres revenus artistiques aux impôts puis à l’Urssaf artistes-auteurs. Cet atelier vous permettra de comprendre vos obligations et vos options de déclaration.

À suivre en visioconférence sur Zoom, avec Maître Pradié, Avocat à la Cour et Pascale Fabre, Directrice des affaires sociales de LaScam.

Jeudi 21 mai de 10h à 12h30

Tout savoir sur votre retraite

Comment calculer vos droits à la retraite ? Quelles démarches effectuer ? Qu’est-ce que le régime de retraite complémentaire RAAP ?

Cet atelier vous donnera toutes les clés pour anticiper et préparer votre retraite sereinement.

En visioconférence sur Zoom, avec Frédéric Ammirati, Responsable conseil retraite à Audiens, Pascale Fabre, Directrice des affaires sociales de LaScam et Jérôme Sesquin, administrateur de la Sécurité Sociale des Artistes-Auteurs et membre de la Commission d’action sociale.

À l’issue de l’atelier, des rendez-vous personnalisés avec des conseillers Audiens pourront être fixés.

LaScam sera présente au Grand Palais pour la nouvelle édition du Festival du Livre de Paris, trois jours de rencontres, de débats et de célébration de la littérature sous toutes ses formes.

Festival du Livre de Paris 2026

L’édition 2026 du Festival s’annonce passionnante avec plus de 300 rencontres et 400 autrices et auteurs réunis.

Cette année, la bande dessinée est l’invitée d’honneur du Festival.
Expositions, rencontres, espace librairie et dédicaces mettront à l’honneur le 9e art tout au long du week-end.

LaScam tiendra une permanence au Village de l’Interprofession, offrant aux auteurs et autrices membres l’opportunité d’échanger avec les équipes.

À ne pas manquer également : la Nocturne Culinaire du vendredi soir, ouverte au grand public, où littérature, arts culinaires et arts de la table dialoguent pour offrir une expérience unique, mêlant saveurs et récits du monde.

Des entrées gratuites pour les  membres de LaScam

Pour permettre aux auteurs et autrices de profiter pleinement de l’événement, nous mettons à disposition 100 invitations gratuites. Les autrices et auteurs intéressés peuvent en faire la demande par courriel à communication@lascam.fr (dans la limite des places disponibles).

Partenaire fidèle du Figra, LaScam sera représentée au sein du jury du Prix de l’Investigation et du Prix Coup de pouce. Retrouvez-nous à Douai pour célébrer cette nouvelle année du grand reportage.

Prix de l’investigation 2026

Vendredi 3 avril 20h30 – Cinéma Majestic salle 1

LaScam remettra le Prix de l’investigation à l’un des films de plus de 40 minutes présentés en compétition internationale.

La Compétition Internationale de plus de 40 minutes met en lumière des films documentaires de format long. Ces films décrivent la réalité du monde, des situations difficiles, des vies transformées, des enquêtes compliquées et dangereuses. En croisant tous ces regards, nous comprenons mieux la place indispensable qu’occupent les journalistes, grands reporters et documentaristes dans la chaine de la connaissance, de l’information du citoyen et de la démocratie.

Cette année, Walid Berrisoul, journaliste, documentariste et membre de la Commission des journalistes, représentera LaScam au sein du Jury, présidé cette année par Victor Casanet, journaliste et lauréat du Prix Albert Londres du livre 2022.

Prix Coup de pouce 2026

Jeudi 2 avril 14h – Cinéma Majestic salle 5

En partenariat avec la CCAS et la chaîne France 24, ce Prix permet à un réalisateur ou une réalisatrice d’aller au bout de son projet de film en lui donnant un véritable coup de pouce. Cinq projets ont été sélectionnés cette année.

La journaliste et grande reportrice Isabelle Souquet, membre de la Commission des journalistes, représentera LaScam au sein du Jury, présidé cette année par Myrto Grecos, journaliste et productrice de documentaires et de reportages à Découpages Productions.

Partenaire historique, LaScam sera présente pour le coup d’envoi de la 48e édition du Cinéma du Réel ! Une semaine de cinéma documentaire intense et engagé à Paris avec un hommage à Frederick Wiseman, des séances spéciales inédites, une rétrospective Luke Fowler et une compétition internationale pleine de premières mondiales.

Les films Brouillon d’un rêve en compétition

Parmi les 37 films sélectionnés cette année pour mettre à l’honneur la création documentaire contemporaine la plus remarquable, huit films soutenus par la Bourse Brouillon d’un rêve de LaScam, seront présentés en première mondiale :

 

Comme d’ici au pommier
de Cyprien Ponson

France – 102’ – Les Films de l’Autre Cougar

Comme tant de jeunes hommes de sa génération, mon grand-père fut envoyé à la guerre d’Algérie. Guerre qui le hante encore lorsqu’il doit entrer en maison de retraite. Installé dans sa maison, je tente de m’approprier ses murs, son jardin, sa mémoire. Quels soins apporter au présent quand le passé semble avoir tout abîmé ?

Les enfants sans terre
de René Ballesteros

France, Chili – 97’ – Les Films d’Ici, La Madre, La Ballesta Films

En France, Juan rêve de la mort d’une vieille inconnue. Plus tard, il apprend que sa mère biologique est décédée cette nuit-là. En Suède, Daniel découvre qu’il a été déclaré mort à la naissance. L’un et l’autre partent à la recherche de leur terre natale oubliée, dans le sud du Chili.

Mari a piedi nudi
de Rebecca Digne

France – 41’ – Macalube Films

Maria, 8 ans, vit en Toscane en symbiose avec la nature. Elle est désespérée par l’expulsion inéluctable par les propriétaires de son terrain de jeu et par la recherche d’une nouvelle maison en zone périurbaine. Je lui confie une caméra super 8 pour conserver son paradis. 

Relicto
de Guillermo Quintoro Ortiz

France, Colombie – 97’ – Stank, Palíndroma

Sixto Muñoz, le “dernier indien tinigua “, a disparu. Il a décidé à 105 ans de quitter sa cabane au bord de la lagune amazonienne pour réaliser son dernier voyage dans la forêt. Dans une expédition le long du fleuve Guayabero, je suis sa trace avec l’espoir de le rencontrer avant sa mort.

Retour avant 15 heures
de Gaël Lépingle

France – 74’ – Perspective Films

C’est un homme et son lieu, le père dans un pavillon de lotissement. C’est après sa mort. On a retrouvé quelque chose. Pas un secret, mais l’envers des jours, consigné avec une précision obsessionnelle. Une lutte quotidienne avec la vie matérielle et le temps qui passe.

Suburbia, aller-retour
de Damien Cattinari

France – 56’ – Avril Films

Un portrait de la banlieue parisienne, qui, des franges boisées aux zones urbaines, industrielles et commerciales, donne à voir ces territoires dans leur banalité et leur poésie, pris dans le mouvement quotidien des travailleurs et des flux marchands destinés à Paris.

Un chant aveugle
de Stefano Canapa & Natacha Muslera

France – 63’ – Volte Film

Un chœur, composé de personnes voyantes et non voyantes, part au Japon chanter sur les traces des Goze, musiciennes aveugles itinérantes dont la tradition remonte à l’époque médiévale et aujourd’hui disparues. Au fil du voyage, leurs routes, leurs voix, leurs temps se croisent. Et nos yeux apprivoisent peu à peu la profondeur des noirs.

Une arme à la main, j’ai traversé le désert
de Laurence Garret

France – 78’ – So-cle, Acqua alta, LesterFilm, Lyon Capitale TV

Daniel Torres s’est engagé dans le corps des Marines avant d’être arrêté à son retour d’Irak, puis expulsé à Tijuana au Mexique. Après avoir gagné son procès contre l’administration américaine, il tente aujourd’hui d’aider ceux qui, comme lui, ont été bannis d’un pays pour lequel ils ont risqué leur vie.

Jusqu’à présent les règles de répartition appliquées aux diffusions de France 4 étaient identiques à celles des chaînes de la TNT. À partir des exploitations 2026, France 4 se verra appliquer les mêmes règles que celles des autres chaînes de France Télévisions : France 2, France 3 et France 5.
Cette intégration répond la nouvelle stratégie éditoriale de France 4 et à son passage sur le canal 4 de la TNT gratuite. Elle s’inscrit aussi dans le cadre d’une réforme déjà appliquée depuis un an aux chaînes historiques visant à améliorer le tarif de rémunération des diffusions des œuvres.

Les premiers effets seront visibles pour France 4 lors de la répartition de décembre 2026 (concernant les diffusions du premier trimestre 2026) et entraineront une revalorisation globale du tarif minutaire de référence.

Principaux changements

– Bonus de 20 % pour la primo-diffusion sur France 4.
Les primo-diffusions de nuit seront rémunérées au même taux que celles du matin (80 % du tarif de référence).
Des taux différents selon les tranches horaires de diffusion.
La première minute de diffusion détermine la tranche horaire applicable à l’ensemble de l’œuvre permettant de mieux rémunérer les diffusions dans les créneaux à forte visibilité.

Rediffusion : le taux d’abattement de 60 % s’appliquera à toutes les rediffusions, y compris au-delà de 365 jours.

Taux appliqués aux tarifs minutaires de référence

Calendrier de répartition des droits

France 4 connaîtra en 2026 trois répartitions
– Deux répartitions pour les diffusions 2025 selon les règles de répartition actuelles de la TNT
– Une répartition pour les diffusions 2026 selon les nouvelles règles des chaînes publiques historiques

Pour les diffusions 2025 sur France 4 (avec application des règles actuelles de la TNT)
Le calendrier de versement des droits sera modifié et au lieu d’un versement unique en octobre, il répondra au planning suivant :
– diffusions 1er semestre 2025 : versement en mai 2026
– diffusions 2nd semestre 2025 : versement en juillet 2026

Pour les diffusions 2026 sur France 4 (nouvelles règles – chaînes historiques)
– diffusions 1er trimestre 2026 : versement en décembre 2026
– 2ᵉ, 3ᵉ et 4ᵉ trimestres 2026 : versement en mars, mai et juillet 2027

Les équipes de LaScam restent à votre disposition pour répondre à toute question concernant la répartition de vos droits.

Nos libertés sont fragiles, même en démocratie. Pourtant, elles constituent les fondations mêmes de notre vivre ensemble. Elles sont les valeurs qui nous rassemblent.

Pour nous, auteurs et autrices, la liberté de création est essentielle. Face aux changements politiques qui s’opèrent, face aux bouleversements qui s’annoncent, aux petits comme aux grands tremblements qui guettent notre travail, nous devons être vigilants — pour une société démocratique, pour l’exercice de nos métiers.

Nous voulons continuer à pouvoir écrire, enquêter, enregistrer, filmer, photographier librement. Nous voulons pouvoir continuer à faire financer nos créations librement. Nous voulons pouvoir continuer à montrer et diffuser nos œuvres librement.

LaScam s’associe aux inquiétudes des auteurices de ses différents répertoires quant aux risques d’entraves à leur liberté de créer et de travailler.

Antoine Chao (créateur radiophonique) et Alice Odiot (réalisatrice de films documentaires), membres du conseil d’administration, chargés de répertorier ces atteintes.

Vous pouvez nous écrire à libertedecreation@lascam.fr

Le développement exponentiel des infox nous surprend chaque jour un peu plus, et nous laisse parfois désemparés. Dans le flot des messages et informations qui nous submergent, suivons-nous toujours la bonne boussole, sans jamais nous tromper ?

En tant que professionnelles et professionnels des médias de l’image, du sonore ou de l’écrit, vous vous retrouvez parfois en première ligne.
Comment être plus armés sur le sujet ?

Un atelier interactif pour décrypter l’information

Dans une période complexe, il n’a jamais été aussi important de savoir s’informer pour se construire une opinion par soi-même. Or, entre la multiplication des médias toujours plus enclins à foncer dans la course à l’audience, et des réseaux sociaux qui biaisent non seulement les informations que nous y trouvons mais aussi nos opinions, nous sommes nombreux à nous sentir perdus.

Pour vous accompagner dans la compréhension de ces enjeux contemporains, nous vous proposons un atelier consacré à la désinformation.

Conçu sous la forme d’un webinaire, cette formation vous permettra de tester vos capacités à faire face aux infos et vous apprendra notamment à repérer les pièges propres aux différents supports d’information.

Une session animée par Thomas Huchon

L’atelier sera animé par Thomas Huchon, journaliste membre de LaScam et spécialiste de la lutte contre la désinformation. À travers des exemples concrets, des mises en situation et des échanges, il vous partagera des outils d’analyse et des clés pour renforcer votre esprit critique face aux contenus.

Thomas Huchon

LaScam s’associe à l’UMICC (Union des Métiers de l’Influence et des Créateurs de Contenu) pour proposer un atelier dédié à ses membres, afin de mieux comprendre les enjeux du droit d’auteur et le rôle de LaScam dans la protection et la valorisation des œuvres numériques.

L’UMICC est la première fédération professionnelle dédiée au secteur de l’influence en France. Ils représentent, soutiennent et protégent les créateurs et créatrices de contenu, les agences, les agents et agentes. Dans ce cadre, elle propose à ses membres un temps d’échange avec LaScam autour du droit d’auteur.

Le programme

Cet atelier a pour objectif de présenter :

  • ce qu’est le droit d’auteur et comment il s’applique aux contenus numériques

  • les missions de LaScam en tant qu’organisme de gestion collective

  • les services et outils proposés aux créateurs et créatrices de contenu, notamment les dispositifs contractuels dédiés à leurs usages.

Les intervenants

L’atelier sera animé par un intervenants et plusieurs intervenantes de LaScam, mobilisés sur les enjeux liés aux formats numériques et aux nouvelles formes de création :

  • Cyril Etien, Responsable du Développement Numérique

  • Sherine Deraz, Chargée des relations créateurs

  • Aurélie Guilloteau, Responsable juridique audiovisuel et formes émergentes.

Un accord transactionnel prévoit une indemnité pour les auteurs et autrices dont les livres ont été utilisés pour entraîner l’IA Claude. Vérifiez vite si vos œuvres sont concernées et réclamez votre compensation avant le 30 mars.

Fin 2025, un accord transactionnel a été conclu aux États-Unis pour mettre fin à un litige opposant plusieurs auteurs de livres au développeur d’intelligence artificielle Anthropic, à l’origine du modèle IA Claude. Cette procédure concerne l’utilisation massive d’ouvrages littéraires (environ 500 000) issus de bases de données de livres piratés, notamment LibGen et PiLiMi.

Parmi ces ouvrages figurent des livres en langue française, ce qui signifie que des autrices et auteurs membres de LaScam pourraient être concernés.

Un fonds d’indemnisation de 1,5 milliard de dollars

L’accord prévoit la constitution d’un fonds de 1,5 milliard de dollars destiné à indemniser les ayants droit des œuvres concernées. Il inclut également un engagement de suppression des copies piratées utilisées pour l’entraînement des modèles d’IA.

Selon les premières estimations, encore à confirmer, les montants pourraient être significatifs : l’indemnisation par œuvre se situerait entre 2 000 et 3 000 dollars, hors frais et honoraires d’avocats. Cette somme serait répartie à parts égales entre l’auteur et l’éditeur, selon une clé de répartition définie par défaut.

Vérifier si vos œuvres sont concernées

Vous êtes invités à vérifier si vos ouvrages figurent dans la base de données accessible sur le site officiel dédié à l’accord transactionnel.

Si un ou plusieurs de vos livres y sont référencés, vous pouvez déposer une demande d’indemnisation en remplissant un formulaire en ligne ou au format papier.

Attention : la date limite pour soumettre un formulaire de réclamation valide est fixée au 30 mars 2026.

Une validation judiciaire attendue

L’accord devra encore être soumis à l’approbation de la Cour fédérale de San Francisco lors d’une audience prévue le 23 avril 2026.

Une foire aux questions (FAQ) détaillée est accessible sur le site officiel de l’accord pour répondre aux principales interrogations.>

Besoin d’aide ?

En cas de difficulté ou pour toute question complémentaire, les équipes de LaScam se tiennent à votre disposition.

Vous pouvez nous écrire à l’adresse suivante : juridique@lascam.fr.

LaScam partenaire de Longueur d’Ondes depuis sa création, vous donne rendez-vous à Brest pour de nouvelles expériences sonores ! Au programme une table ronde sur la création sonore, une rencontre avec Colette Fellous et la Nuit de la radio 2025 « En d’autres langues » d’Antoine Chao, suivie d’un échange sur les enjeux contemporains de la traduction.

Table ronde – L’œuvre sonore : l’impensé du secteur culturel

Vendredi 30 janvier de 14h30 à 15h30, Salle de commission 2

Alors qu’une large part des français·es écoutent des œuvres sonores en non linéaires et que la radio linéaire fédère toujours 35 millions d’auditeurs et d’auditrices quotidiennement, l’œuvre sonore reste la grande oubliée du législateur.

La table ronde abordera la pertinence d’intégrer l’« œuvre sonore » au régime commun du droit d’auteur, afin d’offrir un cadre juridique clair aux différents acteurs, notamment en matière de propriété intellectuelle et de rémunération des auteurices. Seront également abordées les conclusions du rapport de l’Inspection générale des affaires culturelles sur le soutien à la création sonore.

Un échange animé par Violette Voldoire (Co-fondatrice et directrice de Radio Parleur, journaliste, productrice et formatrice de podcast), avec :

  • Erwan Balanant, Député de la 8e circonscription du Finistère,
  • Romain Laleix, Membre du collège de l’Arcom,
  • Charles-Emmanuel Bon, Secrétaire général de Radio France,
  • Hervé Rony, Directeur général de LaScam,
  • Katia Sanerot, Présidente du syndicat des Producteurs Audio Indépendants (PIA).

La Nuit de la Radio 2025 : En d’autres langues

Vendredi 30 janvier de 17h15 à 19h, au Petit Théâtre du Quartz

LaScam vous convie à une expérience d’écoute collective avec la Nuit de la radio 2025. Depuis 2001, la Nuit de la radio propose de (re)découvrir des extraits mythiques de l’histoire de la radio, issus des collections de l’INA. Construite cette année sur le thème En d’autres langues, ce programme sonore a été écrit et réalisé par Antoine Chao.

En savoir plus sur la Nuit de la radio 2025

À la suite de cette écoute collective, LaScam vous invite à une rencontre sur les enjeux contemporains de la traduction avec Valérie Julia, traductrice pour l’audiovisuel et membre du Conseil d’administration de LaScam, et Antoine Chao, auteur sonore et grand témoin des dernières Assises de la Traduction Littéraire à Arles (ATLAS).

Grand entretien avec Colette Fellous, lauréate du Prix de l’ensemble de l’œuvre radiophonique 2025, par Karine Le Bail

Samedi 31 janvier de 11h30 à 12h30, à la Verrière Méridienne

Colette Fellous est productrice radio, romancière (mêlant poésie, autobiographie et documentaire) et éditrice (à l’origine de la collection Traits et portraits au Mercure de France). Karine Le Bail, autrice radio et administratrice de LaScam, s’entretiendra avec elle pour évoquer son parcours.


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